La Grande Sophie
Anaïs
Nadéah
Nuits Botanique
Cirque Royal
Le vendredi 18 mai 2012
J'arrive au Cirque à 20h05. Je rentre, noir complet, je vais directement dans la fosse et Nadéah commence son spectacle... Oui oui spectacle. Chanteuse Australienne chantant en Anglais style Pop Folk jouant de la guitare et du synthé voix puissante et envoûtante. Petit commentaire en Français parfait entre chaque chanson….vraiment sympa Nadéah.
Les lumières s’allument. Je vais rejoindre ma place assise au coté de Françoise et Valérie. 25 minutes plus tard Anaïs entre en scène. Je descends à nouveau dans la fosse, un très bon moment de musique women show, elle revisite des chansons des années 20 à 60 à la sauce 2012... avec en particulier une reprise d’Edith Piaf «Mon Dieu». Très bien mais beaucoup trop court (+- 45 min).
Je vais à nouveau rejoindre ma place et reste assis pour la Grande Sophie. J'ai acheté son dernier album il y a 3 semaines et l'écoute en boucle dans ma voiture. La Grande Sophie entre en scène, très belle voix, vocalise et textes de haut vol. Nous avons adoré, très bien entouré par ces musiciens. La Grande Sophie était parfaite.
En rappel elle nous revient micro à la main avec «Ma Princesse» et visite le Cirque Royal parmi le public conquis. Elle remonte sur scène et demande que tout le monde se rapproche pour sa dernière chanson. Une belle communion avec son public… Merci Sophie.
Ah oui Anaïs et la Grande Sophie on rendu hommage à leur manière à la disparition de la Grande Donna Summer... Chapeau les filles.
Alain

Charlotte Gainsbourg
Stage Whisper with Connan Mockasin
Joy As A Toy
Nuits Botanique
Cirque Royal
Le samedi 19 mai 2012
Dernière étape pour mes Nuits Botanique 2012. Après avoir vu défilé une septième Zinneke Parade enflammée dans les rues de Bruxelles, la soirée débute une fois de plus au Bier Circus devant le désormais célèbre bolo à la Chimay Rouge. Une parenthèse culinaire à nouveau propice à un bel échange.
Joy As A Toy, groupe bruxellois de power pop psychedelic, a ouvert les hostilités aux alentours de vingt heures. Très vite, afin d'échapper à leurs bizarreries sonores et rythmiques, nous nous sommes réfugiés au bar, puis sur les trottoirs à l'extérieur.
A vingt et une heures précises, Charlotte Gainsbourg, accompagné par le groupe néo-zélandais Connan Mockasin, fait son apparition sur la grande scène du Cirque Royal. Durant un peu plus d'une heure vingt, devant une salle hélas à moitié vide, ils raviront l'assistance par une succession de morceaux délicats et aériens. Charlotte, toute de blanc vêtue, tout comme les cinq musiciens qui l'accompagnent, est le plus souvent assise sur un tabouret blanc. Elle se risque cependant à prendre, le temps d'un morceau, les commandes de la batterie. Derrière eux, deux paravents lumineux, en forme de triangle, donnent à l'ensemble un caractère intimiste.
Connue pour être d'une anxiété maladive sur scène, la chanteuse française semble transcender sa timidité en une extrême douceur. Pour son set, elle puise librement de-ci, de-là dans chacun de ces albums (5:55, IRM, Stage Whisper), dans le répertoire de Connan Mockasin, mais aussi à trois reprises dans le "Charlotte For Ever" que lui avait écrit son père, il y a près de vingt-cinq ans. Pour finir en beauté, elle reprend avec délice le célèbre Ashes to ashes de David Bowie.
Vers vingt-deux heures trente, nous prenons une dernière fois cette année (?) la direction du Botanique pour goûter à nouveau à la belle ambiance des Nuits du mois de mai.
Avec Sandrine

Ewert & The Two Dragons
Rover
Revolver
Nuits Botanique
Orangerie
Le vendredi 18 mai 2012
Soirée en demi-teinte ce vendredi aux Nuits Botanique. La soirée a commencé à l'Orangerie par la très attendue prestation de Timothée Regnier, alias Rover. Dans son édition du 9 mai dernier, le MAD, supplément culturel du journal Le Soir, présentait ce dernier en couverture comme le "géant pop des Nuits Botanique". Géant en taille, avec l'apparence d'un grand dandy romantique, Rover a présenté avec un peu de nonchalance un premier album éponyme jugé par beaucoup comme un petit bijou de ce printemps 2012. Sur scène, s'il impressionne par sa voix puissante et langoureuse, sa pop aux allures folk-rock n'a guère suscité en moi l'enthousiasme annoncé.
Deuxième temps de la soirée, Ewert & The Two Dragons. Véritable phénomène dans leur pays (ils sont restés n°1 des ventes album en Estonie pendant quatre semaines), ces quatre Estoniens ont défendu un second album intitulé "Good Man Down". En formation classique, basse, guitare, batterie et chanteur assis au clavier et xylophone miniature au milieu de la scène, ceux-ci ont charmé l'assistance par des mélodies pop-folk chaleureuses et entraînantes. Ils manifestaient en plus un réel plaisir communicatif à partager leur musique.
Et pour le troisième temps de la soirée, en lieu et place des Français de Revolver, nous avons rapidement préféré les marches de la Rotonde pour écouter Absynthe Minded se produisant sous le Chapiteau et déguster une crèpe géante au chocolat et amandes grillées, puis une autre au sirop d'érable. C'est ça aussi, les Nuits Botanique...
Avec Cathy

Great Mountain Fire
Mina Tindle
Nuits Botanique
Grand Salon
Le mardi 15 janvier 2012
Après avoir vivement envisagé l'achat d'un hélicoptère afin d'échapper aux bouchons bruxellois, la soirée débute au Bier Circus, près du Cirque Royal, par un hommage à la Chimay Rouge. Chimay Rouge dans notre verre et Chimay Rouge dans notre spaghetti bolognaise. Ambiance propice à ce genre de discussion où l'on refait parfois le monde, notre petit monde.
Nous prenons ensuite la direction du Botanique afin de retirer nos places et d'assister au Grand Salon aux prestations acoustiques de la française Mina Tindle et des bruxellois de Great Mountain Fire.
Ce qui frappe immédiatement chez Mina Tindle, c'est l'extrême douceur de sa voix et de ses compositions. D'une simplicité déroutante, son folk mélancolique se vit presque comme la douce caresse du vent sur les joues un soir d'été. L'auditoire, présent tout autour de l'artiste et de ses deux musiciens, est tout autant silencieux que transporté par cet univers musical aérien et rêveur. Déjà présente au Nuits Botanique il y a trois ans, en première partie de Beirut au Cirque Royal, la jeune française à l'accent du sud est venue présenter "Taranta", son premier album solo, élaboré avec l'aide de l'ex-Innocent JP Nataf.
Le Grand Salon se vide ensuite complètement afin de permettre au Great Mountain Fire de prendre place à leur tour dans cette magnifique - et peu connue - salle du Botanique. Je me souviens avoir été totalement séduit par ce jeune groupe bruxellois en les découvrant pour la première fois à la Fête de la Musique à Saint-Gilles en juin 2011. Je me souviens avoir été également totalement épaté par leur prestation au Mont des Arts lors du dernier Brussel Summer Festival en août dernier. Cette fois-ci, je suis totalement bluffé par leur époustouflante prestation acoustique à laquelle j'ai eu la chance d'assister ce mardi soir.
Bluffé de voir un groupe passer avec autant d'aisance de concerts électriques cinglants d'énergie à un set acoustique aussi convainquant qu'inventif. Bluffé d'imaginer le long travail de préparation et de réflexion auquel ils ont dû s'atteler tout au long de l'hiver pour aboutir à un tel résultat. Bluffé de voir les membres du groupe passer d'un instrument à l'autre, comme dans un vrai jeu de chaises musicales, entre chaque morceau. Bluffé par l'abondance et la variété des instruments utilisés tout au long de la soirée. Guitares acoustiques, ukulélé, batterie, percussions, bien évidemment, mais aussi xylophone, cuivres (tiens, voilà à nouveau Catherine De Biasio, échappée des griffes du Yéti, au trombone à coulisse), bâton de pluie, triangle, mandoline et citar. Bluffé de voir éclore et grandir peu à peu dans ma propre ville un groupe aussi talentueux et aussi passionnant que Great Mountain Fire. Bluffé enfin, au final, de vivre une édition 2012 des Nuits Botanique si riche en découvertes et en émotion : Dominique A, Lisa Hannigan, Kiss & Drive, Lescop, Daniel Darc, Mina Tindle.
A présent, j'attends avec impatience la sortie de la version acoustique de l'album "Canopy".
Les photos sont de Stany Massart.




Daniel Darc
Le Yéti
Lescop
Nuits Botanique
Orangerie
Le dimanche 13 mai 2012
Le printemps a apparemment attendu le premier week-end des Nuits Botanique pour timidement faire son apparition. Samedi soir déjà, Elisabetta Spada - la chanteuse de Kiss & Drive - remerciait le public de renoncer aux premiers rayons du soleil de l'année pour assister à sa prestation.
Ce soir-ci, le troisième pour moi aux Nuits, c'est le jeune Français Lescop, Mathieu de son prénom, qui nous incite à préférer l'obscurité de l'Orangerie aux premières manifestations du printemps. Découvert cet hiver grâce au titre La Forêt, Lescop donnait ce dimanche son tout premier concert en Belgique. En trentes petite minutes, le Français nous fit découvrir une pop minimaliste, sombre et délicieusement vintage, quelque part entre Etienne Daho, les Cure et Indochine, période début des années quatre-vingt. A l'automne prochain, celui-ci nous présentera son premier album.
Thierry de Brouwer (ex leader de Melon Galia) monte ensuite sur la scène avec Le Yéti pour présenter et défendre "L'animal en moi", premier album sorti sur le label Humpty Dumpty Records. Un petit bijou de pop sophistiqué en français, mixé - semble-t-il - par Craig Schumacher (Jean-Louis Murat, Calexico). Selon une maxime moldave peu connue (?), derrière tout homme brillant se cache une femme étonnée. Dans le cas de notre Yéti, cette femme s'appelle Catherine De Biasio, multi-instrumentiste étonnante passant avec aisance de la batterie à la clarinette.
Enfin, last but not least, la soirée se termine en apothéose avec le concert de Daniel Darc. L'atmosphère se fait plus sombre. La musique quitte alors les berges de la pop pour envahir les contrées plus rudes du rock. Daniel Darc, ex-Taxi Girl, enchaîne les morceaux avec une présence et un charisme étonnants. On se prend alors à convoquer à la fois les fantômes de Gainsbourg, de Bashung et de Morrison.
Sur scène, tout au long de sa prestation, Daniel Darc est en perpétuel mouvement, comme en recherche permanente d'équilibre, un peu comme un enfant sur le sol instable d'un château gonflable. En présentant ses musiciens, dont un batteur à l'énergie foudroyante, le rockeur termine non sans malice par : "Et moi je m'appelle Vincent Delerm." Plus tard, avec toujours le même humour, il glissera avant de se désaltérer : "Je suis sur le point de faire un truc dingue. Je vais boire de l'eau."
Un grand concert (une fois de plus) mené par un grand bonhomme.
Tout seul.

Lisa Hannigan
Lianne La Havas
Kiss & Drive
Nuits Botanique
Orangerie
Le samedi 12 mai 2012
Deuxième soirée (pour moi) aux Nuits Botanique. Une soirée exclusivement féminine car vont se succéder sur la scène de l'Orangerie Kiss & Drive, Lisa Hannigan et Lianne La Havas. Pas de rendez-vous ou de petit resto entre amis. Je mis rend seul cette fois-ci. En arrivant sur place, je commence par retirer mon entrée vip - c'est pas moi qui le dit, c'est marqué sur le ticket - à la Bibliothèque du Botanique. J'ai été selectionné pour participer à la rédaction d'un blog collectif (maximummusic-fr.be) consacré à ces fameuses Nuits bruxelloises. Ce blog ambitionne de couvrir l'actu du festival via des photos, des vidéos, des commentaires et du contenu exclusif. En échange de trois tickets d'entrée, je me suis juste engagé à leur écrire trois comptes rendus.
Bref, revenons à nos trois artistes féminines. La soirée débute à vingt heures pile par la prestation de l'italienne Kiss & Drive. Pour être un petit peu plus précis, Kiss & Drive sur scène se compose de deux personnes. Une chanteuse avec une voix à tomber par terre, jouant tantôt de la guitare sèche, tantôt du yukulélé et un homme, multi-instrumentiste, jouant successivement du piano, des percussions ou même de la machine à écrire. Tous deux sont entourés, à gauche, par un abat-jour à l'éclairage rouge et, à droite, par une lumineuse poubelle jaune.
Dans cette ambiance intimiste et un rien exubérante, le duo défend avec brio de très belles compositions entre pop et folk. Entre chaque morceau, avec une sorte de décalage burlesque qui fait mouche à chaque fois, l'artiste livre ses pensées et converse très plaisamment avec le public. Sur l'un ou l'autre titre de son répertoire, elle s'amuse également à juxtaposer les sons de sa guitare ou de sa voix avec beaucoup de malice. Si un soir, vous êtes déprimés ou dépressif, allez voir Kiss & Drive en concert, vous en reviendrez avec la banane.
Aux alentours de vingt et une heures, Lisa Hannigan prend à son tour possession de la scène. Et là, je vous assure, j'ai pris une claque magistrale. Vous savez, le genre de claque que l'on prend en concert qu'environ tous les deux, trois ans. Cette charmante folk-singer irlandaise a livré selon moi un concert exceptionnel. Je ne parviens toujours pas à comprendre, quelques heures plus tard, comment on peut dégager autant de puissance et de fragilité à la fois. Dans le passé, nous avions fait sa connaissance en écoutant les albums "O" et "9" de Damien Rice. Plus récemment, elle a encore collaboré avec Snow Patrol, Herbie Hancock ou Jason Mraz. Lancée en 2008 sous son propre nom, elle nous revient actuellement avec son deuxième album "Passenger".
Dès la première chanson, seule à la guitare, Lisa Hannigan a déclenché un silence et une qualité d'écoute impressionnante dans une Orangerie bondée à craquer. A la fin de ce premier morceau, quelqu'un dans le public, en anglais dans le texte, lui proposera même... de l'épouser. Seule ou avec son groupe, Pendant près d'une heure, la belle irlandaise nous a envoûté par sa voix fragile et ses compositions à la croisée du folk, de la soul et de la musique traditionnelle de son pays. Un concert magique.
Enfin, ce fut le tour de la très attendue Lianne La Havas de monter sur la scène de l'Orangerie. Fille d'un père grec et d'une mère jamaïcaine, cette charmante jeune anglaise de vingt-deux ans a également illuminé la Nuit bruxelloise par sa voix rauque, ses compositions mêlant le folk et la soul, son humour so british et son charme envoûtant. Dans la lignée d'Ella Fitzgerald, de Billie Holiday ou d'Amy Winehouse, une nouvelle étoile se met à briller dans le ciel musical de la soul...
Tout seul

Dominique A
Nuits Botanique
Cirque Royal
Le vendredi 11 mai 2012
Rendez-vous tout d'abord en début de soirée dans un petit resto italien pour partager ensemble quelques pâtes à l'ail sans ail, aux copeaux de noix de coco ou à l'arrabiata.
Première soirée pour moi aux Nuits Botanique 2012 : Dominique A au Cirque Royal.
En première partie, ce dernier a présenté et rejoué en trio l’intégralité de son tout 1er album « La Fossette ». Avec pour seul compagnie, un guitariste et un pianiste, Dominique A, guitare électrique en main, a réinventé son album de jeunesse par une interprétation plus brute et plus rock. Une première partie très enthousiasmante.
Après une petite pause de vingt à trente minutes, Dominique A est revenu sur scène en seconde partie avec, comme promis, une formation plus lourde. L’artiste français a alors défendu, avec son groupe rejoint par un quintet à vent, son nouvel album « Vers les lueurs ».
Comme sur l’album, le dialogue, l’alternance et le mélange des sonorités entre la formation rock (basse, batterie, piano, guitares) et le quintet à vent sont une véritable réussite. La flûte, la clarinette, le hautbois et autre saxophone apportent une touche plutôt minérale et aérienne à une prestation pourtant très rock et très incisive. Quand il ne joue pas de la guitare, Dominique A marque le tempo de sa musique d'un mouvement de va et vient de son bras, à hauteur des hanches, tel un chef d'orchestre. Les grands moments de la soirée sont pour moi les interprétations de « Vers le bleu », « Le convoi » et surtout, en rappel, « Le sens » extrait de l’album « La Musique ».
Un bonheur. Une belle soirée comme on les aime.
En fin de soirée, afin de humer la vraie ambiance des Nuits, nous avons pris la direction des grandes marches du Botanique, puis du Café Bota où se tenait une After Party by Libertine Supersport. Au menu, crèpes au sirop d'érable, rhum coca aux effluves de whisky et rencontres inédites.
Avec Arnaud, Fabian, Jérémy et Luis.

Mes prochains concerts

Da Silva Botanique mercredi 28 mars 2012
Great Mountain Fire, Le Yéti et Elvis Black Stars Botanique samedi 31 mars 2012
Pony Pony Run Run Botanique mercredi 18 avril 2012
Dominique A Nuits Botanique vendredi 11 mai 2012
Kiss & Drive, Lisa Hannigan et Lianne La Havas Nuits Botanique samedi 12 mai 2012
Lescop, Le Yéti et Daniel Darc Nuits Botanique dimanche 13 mai
Mina Tindle et Great Mountain Fire acoustic Nuits Botanique mardi 15 mai 2012
Rover, Ewert & The Two Dragons et Revolver Nuits Botanique vendredi 18 mai
Charlotte Gainsbourg Nuits Botanique samedi 19 mai 2012
Jean-Louis Murat Verdur Rock samedi 30 juin 2012
Dionysos Ancienne Belgique jeudi 1er novembre 2012
On y va ensemble?
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Dionysos
Stoned Popes
Botanique, Orangerie
Le jeudi 12 avril 2012
Au moins, le concert de Cascadeur m'aura servi à quelque chose! Heureusement que j'ai eu le flair de prendre ma place pour le concert de Dionysos ce jour-là puisque le lendemain, tous les précieux sésames étaient vendus! Arrivés au Bota à 18 h 45, on se rend vite compte qu'il va y avoir du monde et qu'il vaut mieux entrer dans la salle dès le début.. Ca nous permet de voir "Stoned Popes", un groupe français assez séduisant, qui est comparé, d'après les échos de la salle, à Puggy, Vampire weekend, I'm from Barcelona ou encore Mika. Bonne mise en jambe pour la suite... On comprend qu'il vaut mieux ne pas changer de place entre les 2 concerts car la salle est bien bien remplie à 20 h 45.
Et puis voilà Mathias et sa bande qui arrivent sur scène et la folie commence. Je savais qu'ils étaient incroyables sur scène, on me l'avait souvent dit, je l'avais souvent lu... Je confirme! Quelle énergie, quel charisme chez ce tout petit bout d'homme (42 cm selon lui) et chez tous les autres membres du groupe. 1 h 45 de chansons qui s'enchainent, celles de Bird'N'Roll évidemment mais aussi des anciennes qui font à chaque fois réagir un public ultra conquis et apparemment très très connaisseur. Dans ses interviews, Mathias parle d'un univers Tom Cloudman, de monde féérique, de Tim Burton,etc..., je pense qu'il existe surtout un univers Dionysos dans lequel je suis rentré hier avec beaucoup de plaisir.
Mentions spéciales pour le "Ta gueule le chat" du public, le plongeon dans la foule digne de Greg Louganis, la prestation de "Babetouchka" et le silence du public lors du dernier petit morceau de rappel chanté sans musicien et sans micro! Chapeau les artistes! Et pourtant, je réécoute encore Monsters in love là et je trouve pas ça terrible... C'est ça l'univers Dionysos... N'en déplaise à Mathias qui affirme quand on lui dit que son groupe est un groupe de scène: "mais non, on vend des albums aussi"!
Rendez-vous en novembre à l'AB!
Setlist :
Mc Enroe’s Poetry
Bird’n'Roll
June Carter en slim
Don Diego 2000
Sex with a bird
La métamorphose de Mister Chat
Cloudman
Dark side
Can I
Tais toi mon coeur
Song for Jedi
Platini(s)
Spidergirl blues
Rappel :
Le Roi en Pyjama
Wet
Avec Alain et Arnaud
Jérémy
Stromae
Cirque Royal
Le jeudi 15 décembre 2011
Petit coup d'oeil dans le rétroviseur. Au mois d'août dernier, après avoir vu Stromae en clôture du Brussels Summer Festival, j'ai immédiatement (re)pris quatre places pour partager mon enthousiasme avec mes filles et ma compagne.
Je voulais leur faire découvrir qu'au delà du carton énorme de "Alors on danse", le bonhomme offre un spectacle aussi complet que saisissant. La plupart des textes du chanteur bruxellois sont portés par une mise en scène empruntée tantôt au théâtre, tantôt au cinéma. Le light show est vraiment impressionnant. Et Stromae sait clairement s'y prendre pour faire danser et chanter toute une salle avec lui. En plus, pour ne rien gâcher, Arno était présent en personne pour reprendre avec son jeune et talentueux collègue son célèbre "Putain Putain" en version électro.
Avant le concert, Méline et Fanny en ont profité pour découvrir le Cirque Royal en jouant et en courant partout avec d'autres enfants de leur âge. J'ai d'ailleurs toujours difficile à comprendre par quelle mystère un tel concert a été programmé à une telle date. Les enfants avaient école le lendemain, et les ados étaient en session d'examens. Etrange quand on sait que les uns et les autres constituent une partie conséquente du public de Stromae.
Autre moment marquant de la soirée : je pense que Méline est parvenue à s'endormir quelques minutes un peu avant la fin du spectacle.
Autre son de cloche sur frontstage.
Avec Fanny, Méline, Cathy (et Alain)
Cascadeur
Botanique, Orangerie
Le mercredi 14 décembre 2011
Vous placez votre index et votre majeur sur votre tête. Vous les faites ensuite avancer, d'une oreille vers l'autre par exemple, tel un petit bonhomme imaginaire, en chantant à chaque pas : "I'm a walker...walker... walker... walker". Vous obtenez alors un des plus beaux moments du concert de Cascadeur au Botanique.
Le ton est quelque peu ironique car, chose rare lors d'un concert, au bout d'une heure j'ai craqué et cherché asile au bar du Bota. Malgré un début prometteur (Into the Wild, Walker), malgré un problème technique géré avec beaucoup d'humour et malgré un contact simple et chaleureux avec le public, je me suis peu à peu laissé gagner par un sentiment d'ennui, voire d'agacement. Inutile d'insister.
Et puis c'est étrange de se présenter masqué sur scène soirée après soirée. Son personnage de scène est inspiré d'une figurine de motard qu'il possédait enfant. Le personnage de Cascadeur porte donc une combinaison de motard avec un casque blanc orné d'une étoile rouge. Après quelques chansons, tournant le dos à son public, il enlève son casque pour le remplacer immédiatement par un masque de catcheur mexicain. Sans doute cela lui permet-il de se promener incognito parmi son public avant et/ou après sa prestation.
En quittant la salle avant la fin du concert, j'ai loupé (volontairement?) les deux titres que Cascadeur a partagés sur scène en compagnie de David Bartholomé, chanteur du groupe belge Sharko. C'est pas sérieux, hein...
Avec Alain, Arnaud, Luiz, Jérémy...

Trois en une
Trois concerts vus au cours de la semaine écoulée. Cascadeur au Botanique mercredi, Stromae au Cirque Royal jeudi et dEUS à Forest National ce samedi. Et à chaque fois que l'on avançait dans la semaine, les soirées évoluaient du "moins bon" vers le "très bon" pour finir enfin par le "grandiose". J'en parle ici même de manière plus exhaustive dans les jours à venir. Dès que j'ai un peu de temps. Ou plutôt dès que je prends le temps...
Karkwa
Botanique, Rotonde
Le samedi 12 novembre 2011
Deux pleines pages dans le MAD du mercredi 26 octobre dernier avec pour titre : "C'est quoi, Karkwa? Le meilleur du rock francophone québécois." Plus loin dans l'article, je lis que "tous ceux qui ont la prétention ou simplement l'envie de faire du rock devraient écouter ce disque parfait." Et plus loin : "Sur scène, ça déménage un max, avec finesse". En lisant l'article, j'apprends aussi que le groupe était l'invité d'Arcade Fire au Zénith de Paris, l'été dernier.
Il ne m'en fallait pas plus pour susciter chez moi l'envie de les découvrir à mon tour lors de leur passage à la Rotonde du Botanique. Je parviens alors à convaincre ma compagne et le parrain de mes filles de m'accompagner. La première en lui faisant écouter quelques morceaux du groupe québécois; le deuxième en le faisant culpabiliser sur les nombreuses semaines écoulées sans se voir.
L'occasion - en plus - pour l'une de franchir les portes de la Rotonde pour la toute première fois; et pour l'autre, l'occasion de se souvenir avec émotion d'y avoir vu Capdevielle il y a de nombreuses années.
Bref, et ce concert alors, me direz-vous. Un très chouette groupe, en effet, mais une prestation un peu courte - une heure dix à peine, malgré quatre albums au compteur - pour prétendre marquer durablement les esprits. Finalement, le chouette souvenir de cette soirée, en plus du concert, c'est ce repas en tête à tête avec ma compagne au Café Bota... Loin des filles, loin de notre maison, de notre boulot, de nos préoccupations, de nos soucis... Et en compagnie du groupe... Oui bon c'est vrai, deux ou trois tables plus loin que la leur.
Avec Cathy et Philippe

Jean-Louis Murat
Botanique, Orangerie
Le dimanche 20 novembre 2011
Du grand, du très grand Murat. J'ai littéralement été bluffé par le concert que Jean-Louis Murat a donné ce dimanche à l'Orangerie du Botanique à Bruxelles.
Pour la dernière date de sa tournée d'automne, le chanteur auvergnat avait annoncé son intention de jouer l'entièreté de Grand Lièvre, son dernier album. Un excellent album que Murat a tout simplement magnifié d'un bout à l'autre de la soirée.
Au coeur d'une formation resserrée avec un batteur, un bassiste et un claviériste, Murat - en plus du chant - assume seul tout le jeu de guitare. Le son, d'une qualité remarquable, est résolument blues, voire blues rock. Le light-show aussi simple que léché donne à l'Orangerie des allures de grande salle.
Plus tard dans la soirée, tandis que Murat explore de ci de là son ancien répertoire avec des morceaux comme Foule romaine ou Jour du jaguar, le son devient plus âpre, plus électrique, plus brutal. Les intros sont plus longues. Des bruits d'oiseaux et autres cris prennent le pas sur le chant.
Généreux, souriant et disponible, juste après sa prestation, le bonhomme offrira même une longue séance de dédicaces à son public. De quoi booster, il est vrai, les ventes de son stand merchandising.
Il survient parfois de ces soirées - et elles sont plutôt rares - où l'on a le sentiment d'assister à un tout grand concert. Murat au botanique était clairement une de ces soirées. J'espère qu'il nous reviendra l'année prochaine au cours de la seconde partie de sa tournée.
Autre son de cloche ici.
Avec Arnaud et Fabian

Within Temptation

Lundi 14 novembre, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres deux invitations offertes par Le Soir pour assister au concert des Within Temptation à l'Ancienne Belgique. Chouette hein !?... Sauf que le concert du groupe de métal gothique avait lieu le dimanche 13 novembre, soit la veille au soir.
Comme dit le slogan : "La Poste s'en charge".
Stromae
Brussel Summer Festival
Mont des Arts
Le dimanche 21 août 2011
Quelques lignes écrites en avril 2012 - oui je sais, elles sont datées de novembre 2011 - pour clore définitivement les chroniques consacrées au BSF. J'ai le souvenir d'avoir été totalement supris et séduit par notre jeune artiste bruxellois. Dans les jours qui ont suivis, j'ai même repris quatre places pour partager mon enthousiasme au mois de décembre suivant avec mes filles et ma compagne. J'en parle ici.
Difficile de convoquer mes souvenirs pour parler de cette soirée avec huit mois de retard. Je suis en plus influencé par une très bonne chronique publiée sur Frontsage.
Avec Jérémy, Nanou, ...
Cyril Mokaiesh
Brussels Summer Festival
Magic Mirrors
Le dimanche 21 août 2011
Derniers posts sur l'édition 2011 du Brussels Summer Festival. Il a fallut attendre le mois de novembre pour que je finisse de vous parler d'un événement qui a eu lieu au mois d'août. J'adore coller au maximum à l'actualité.
Dans les Inrocks, j'ai lu il y a quelques mois un article dithyrambique sur l'album Du Rouge et des Passions de Cyril Mokaiesh. Selon ces derniers, Cyril Mokaiesh réussit à faire dialoguer Jacques Brel et Léo Ferré avec cet album remplit de culot et qu'ils qualifient de gonflé. Selon eux toujours, le chanteur français est une valeur montante de la chanson française à forte tête et à forts textes.
Il ne m'en fallait pas plus pour piquer à vif ma curiosité. Cette dernière soirée au BSF, je l'ai donc commencé au Magic Mirrors pour découvrir cet artiste en live. Cyril Mokaiesh se présente sur scène avec un seul musicien, un guitariste. A deux donc, et seul parfois, Ils défendent des morceaux comme Communiste ou Mon époque à l'écriture très poétique. On pense effectivement à Brel ou à Ferré, mais on pense aussi à Bertrand Cantat ou à Mano Solo. Si, si.
Pour assister à ce concert (la première date en Belgique?), seule une petite trentaine de personnes avait poussé les portes de Magic Mirrors ce soir-là. Je reste toujours aussi impressionné par le courage de ces jeunes artistes débutant qui font face parfois à des salles presque vides. Malgré tout, ceux-ci montent tout de même sur scène pour leurs compositions, leurs textes et leur musique avec autant d'aplomb et de passion que si la salle était pleine à craquer. Chapeau.
Tout seul.
An Pierlé & White Velvet
Brussels Summer Festival
Mont des Arts
Le samedi 20 août 2011
Nouvelle sortie au BSF. Nous nous promenons en compagnie de Méline et Fanny dans les allées de la cinquième édition du festival Théâtres Nomades. Pendant quatre jours plus de cinquante spectacles sont proposés gratuitement: théâtre de rue, cirque, contes, théâtre forain, spectacles pour enfants, etc. Chacun en profite également pour se faire plaisir : Méline et Fanny en mangeant un maïs grillé, Cathy un plat indien et moi, un cornet de pâtes. Ou des frites tiens, je ne sais plus.
Au fil de la soirée, après d'autres tentations alimentaires, je parviens tout de même à convaincre mes filles de rejoindre la scène du Mont des Arts. Pour aiguiser leur curiosité, je leur explique qu'ils verront une madame qui joue du piano assise sur un ballon. Nous restons sur place une petite demie heure seulement.
Avec Méline, Fanny, Cathy, et... ?
Ah oui, la madame qui joue du piano assise sur un ballon, c'est An Pierlé. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour mes filles ça voulait dire beaucoup.
K's Choice
Syd Matters
Brussels Summer Festival
Mont des Arts
Le vendredi 19 août 2011
Dans les travées du festival, à la radio ou même selon quelques amis, Syd Matters était un des moments à ne pas manquer de cette dixième édition. Mélange de folk et de pop mélancolique, leur musique marie des mélodies lentes avec des instruments acoustiques. Un bon concert. Sans plus. Sans doute le groupe français gagne-t-il à être vu dans l'intimité d'une salle, plutôt qu'en extérieur.
Je possède quelques albums de K's Choice à la maison. J'adore la voix éraillée, reconnaissable entre mille autres voix, de Sarah Bettens. Pourtant je crois qu'avant cette soirée je ne les avais jamais vu en concert. Dès son entrée en scène, en regard de ce qui s'est passé la veille au Pukkelpop, la chanteuse anversoise confie la difficulté du groupe à jouer ce soir. En hommage aux victimes de la tornade, leur prestation commence par une impressionnante minute de silence.
Tout au long de la soirée, K's Choice alternera avec un bonheur égal ses compositions mélodiques et calmes avec ses morceaux plus énergiques et percutants. Un très chouette moment de ce festival. D'ailleurs en écrivant ces lignes je me suis interrompu pour aller glisser un de leurs albums dans mon lecteur de CD.
Avec Alain, Arnaud, Fabian, Jérémy, ... J'en oublie certainement.

